
Depuis début décembre, des affirmations circulent massivement sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Guinness World Records aurait décidé de boycotter Israël en refusant d’enregistrer les records provenant de ce pays. Des internautes palestiniens célèbrent cette décision, tandis que des utilisateurs israéliens la qualifient d’antisémite et d’hypocrite.
L’origine de ces accusations remonte au 2 décembre, quand la chaîne israélienne Channel 12 rapporte qu’une association caritative israélienne nommée Matnat Chaim, spécialisée dans les dons de reins, s’est vu rejeter sa demande d’homologation. L’organisation britannique aurait justifié ce refus en déclarant ne pas enregistrer temporairement les demandes en provenance d’Israël et des territoires palestiniens.
Plusieurs médias israéliens et internationaux amplifient rapidement cette information en parlant d’un véritable boycott. Radio J, I24News et l’agence turque Anadolu reprennent les titres alarmistes sans nuance. Ces articles focalisent uniquement sur le rejet israélien, omettant le contexte complet de la suspension.
Le Guinness World Records clarifie sa position le 3 décembre via un communiqué officiel : l’organisation a suspendu temporairement l’enregistrement de records aussi bien en Israël que dans les territoires palestiniens depuis novembre 2023, en raison de la situation liée au conflit à Gaza. Cette décision concerne donc les deux régions symétriquement. L’organisation ajoute qu’elle réexamine cette politique mensuellement et reste ouverte à une reprise future.
Cependant, malgré cette clarification, l’association Matnat Chaim continue de réclamer l’annulation du « boycott » sur son compte Facebook. Un des principaux comptes ayant diffusé l’information initiale publie finalement un rectificatif précisant que la suspension s’applique également aux territoires palestiniens.
Le précédent du boycott russe et biélorusse offre un contraste instructif. En février 2022, le Guinness World Records a cessé ses activités commerciales en Russie et Biélorussie suite à l’invasion de l’Ukraine. Depuis le 1er janvier 2025, l’organisation accepte à nouveau les candidatures de citoyens russes et biélorusses résidant ailleurs dans le monde, adoptant une approche plus inclusive.



