
Des drones ont survolé jeudi 4 décembre en soirée la base sous-marine de l’île Longue en Finistère, qui constitue le cœur de la dissuasion nucléaire française. La gendarmerie a confirmé cette incursion dans une zone hautement sensible. Cinq appareils ont été détectés techniquement vers 19 h 30 au-dessus du site, situé en bordure de la rade de Brest.
Un protocole de riposte a été immédiatement activé face à cette menace potentielle. Le bataillon de fusiliers marins chargé de la sécurisation du site a procédé à plusieurs tirs antidrones. Des moyens de lutte contre les drones et de recherche ont également été déployés. La préfecture maritime et l’autorité judiciaire n’ont pas communiqué immédiatement sur les circonstances précises de l’incident.
Cette base revêt une importance stratégique capitale pour la France. Elle accueille les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins qui garantissent la permanence de la dissuasion nucléaire. Un de ces submersibles demeure constamment en patrouille en mer. La base bénéficie d’une protection renforcée assurée par 120 gendarmes maritimes travaillant en coordination étroite avec les fusiliers marins.
Les survols non autorisés de drones au-dessus de cette zone interdite ne constituent pas un phénomène isolé. En novembre dernier, un drone avait été signalé au-dessus de la presqu’île de Crozon englobant l’île Longue, bien que cet incident n’ait pas présenté de caractère militaire. Ces incursions semblent suivre un pattern inquiétant.
Les conditions météorologiques favorisaient les observations ce jeudi soir. Une superlune était visible, résultant de l’orbite proche de la Terre et des conditions de luminosité exceptionnelles. Depuis plusieurs mois, les signalements de survols de drones se multiplient en Europe du Nord, touchant aéroports et installations militaires sensibles. Les dirigeants européens soupçonnent une responsabilité russe dans ces opérations.



