France

À Paris, la Nuit du Bien Commun a réuni antifas, mortiers et boules puantes dans une atmosphère de générosité partagée

Romain Mazzotti

Une soirée caritatif aux Folies Bergères malgré les perturbations. Jeudi soir s’est déroulée la 9e édition parisienne de la «Nuit du Bien Commun», un événement fondé en 2017. Des centaines de manifestants s’étaient rassemblés rue Richer, devant la salle de spectacle protégée par un imposant dispositif de sécurité. Des tensions marquaient le climat extérieur.

Malgré les cris, les mortiers et même les boules puantes lancés par les protestataires, les spectateurs ont maintenu leur objectif principal : soutenir les associations. Douze organisations caritatives comptaient sur la générosité des participants pour financer leurs actions. À l’intérieur du lieu, l’atmosphère restait celle d’une manifestation de solidarité.

Les manifestants massés dehors exprimaient leur opposition avec des banderoles aux couleurs de la CGT et d’Extinction Rébellion. La mobilisation contre cet événement s’était organisée en amont, soulevant des débats sur les valeurs et les orientations de l’organisation caritative. Les forces de l’ordre maintenaient une séparation entre les protestataires et l’entrée du venue.

Le contraste saisissait entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment. Alors que des donateurs participaient à une soirée événementielle, la rue vivait une manifestation de protestation. Cette dichotomie illustrait les tensions sociopolitiques traversant la société française autour des questions de charité et d’engagement social.

L’événement aura finalement permis de collecter des fonds pour les associations présentes, malgré les perturbations extérieures. Cette «Nuit du Bien Commun» restera marquée par le contraste entre la générosité interne et la protestation externe.

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