
Le journaliste français Christophe Gleizes a été condamné à sept ans de prison par la cour de justice de Tizi Ouzou en Algérie. La mobilisation du football demeure peu systématique depuis sa condamnation en juin. Bien que certaines personnalités du secteur aient exprimé leur soutien, l’ampleur de la mobilisation reste limitée et révèle des lacunes importantes au sein de l’écosystème footballistique international.
En France, seules la Fédération française de football, la Ligue de football professionnel et quelques clubs comme Nice, Rennes, Auxerre, le Paris FC et Lens ont rapidement affiché leur soutien. L’UEFA et les organisateurs du Ballon d’Or sont restés silencieux. Les soutiens individuels de personnalités comme Zinédine Zidane et Karim Benzema n’ont pas matérialisé de mobilisation collective visible, dilués dans le temps et l’espace médiatique.
La rédaction en chef de So Foot, le média pour lequel travaille Gleizes, a exprimé des regrets auprès de divers interlocuteurs. De nombreux clubs de Ligue 1 n’ont pas répondu aux sollicitations. Les responsables reconnaissent la nature délicate du dossier, notamment concernant les enjeux franco-algériens et les intérêts économiques en jeu. Le secteur du football apparaît comme hésitant et peu disposé à prendre des risques pour soutenir le journaliste.
Maxime Gleizes, frère du journaliste, et Thibaut Bruttin de Reporters sans frontières appellent à une mobilisation massive. Le football possède un pouvoir influent sur la scène internationale. Une prise de position claire du secteur lors des événements sportifs et conférences internationales impliquant l’Algérie pourrait générer des résultats concrets pour la libération de Christophe Gleizes.
Récemment, plusieurs entités ont réitéré ou exprimé publiquement leur soutien suite à la confirmation de la condamnation en appel. La FFF a appelé à une libération rapide, et la Ligue professionnelle a lancé un appel à l’écosystème footballistique. Le PSG a enfin publié son soutien après cinq mois de silence. Cette mobilisation croissante intervient néanmoins tardivement pour un journaliste emprisonné depuis plusieurs mois.



