
Le ministre de l’Intérieur a confirmé son intention de se rendre en Algérie pour une visite officielle, malgré les récentes tensions diplomatiques. Invité sur France 2, il a précisé que ce déplacement interviendrait peut-être plus tard que prévu, sans fournir de date précise. Cette visite avait été initialement programmée dans le contexte d’une coopération sécuritaire entre Paris et Alger.
Laurent Nuñez a adopté une approche radicalement différente de celle de son prédécesseur Bruno Retailleau. Tandis que ce dernier avait engagé un bras de fer diplomatique avec l’Algérie, Nuñez se positionne en faveur du dialogue constructif. Lui-même originaire des communautés pied-noir, il estime que la coopération sécuritaire entre les deux pays demeure essentielle et indispensable.
La visite officielle fait suite à une invitation de son homologue algérien. Nuñez a réaffirmé son engagement à honorer cette invitation, malgré les discussions techniques qui doivent encore se dérouler avant sa confirmation. Le ministre entend privilégier les échanges portant sur les questions sécuritaires et migratoires lors de sa présence à Alger.
Cette visite intervient dans un contexte déllicat marqué par la condamnation du journaliste Christophe Gleizes. Le sportif français a reçu sept ans de prison ferme pour prétendue apologie du terrorisme selon la justice algérienne. Nuñez a reconnu que la libération du journaliste constituera un élément majeur des discussions futures avec les autorités algériennes.
L’Élysée a assuré que la France poursuivrait ses efforts auprès d’Alger pour obtenir la libération et le retour rapide du journaliste. Les proches de Gleizes demandent une grâce présidentielle similaire à celle accordée récemment à l’écrivain Boualem Sansal, libéré après une détention d’un an. Cette question reste prioritaire dans les négociations franco-algériennes.



