Bruno Retailleau presse Lecornu d’assumer le 49.3, malgré le refus du gouvernement d’y recourir pour le budget
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Bruno Retailleau presse Lecornu d’assumer le 49.3, malgré le refus du gouvernement d’y recourir pour le budget

Annabelle Chesnu

Bruno Retailleau, leader du parti Républicain, a pressé mercredi le premier ministre Sébastien Lecornu d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter les budgets de la Sécurité sociale et de l’État. Selon lui, cette mesure permettrait de contourner les blocages parlementaires actuels. Il estime que les socialistes n’oseraient pas voter une motion de censure contre le gouvernement.

Le premier ministre a cependant réaffirmé son intention de ne pas recourir à cet outil constitutionnel. La porte-parole gouvernementale Maud Bregeon a déclaré que l’utilisation du 49.3 signifierait l’échec des négociations. Elle juge « facile » de suggérer ce recours et préfère laisser le débat parlementaire se dérouler normalement.

D’autres figures politiques rejoignent Retailleau dans sa demande. Édouard Philippe et Marc Fesneau, respectivement responsables d’Horizons et du groupe MoDem, argumentent que le 49.3 reste la meilleure solution face à l’impasse budgétaire. Ils considèrent que personne ne souhaite vraiment assumer ce budget contesté.

Le gouvernement maintient son engagement initial de ne pas utiliser cet article. La porte-parole estime que les députés doivent pouvoir débattre et voter librement sur le projet. Elle appelle à aller au bout de la procédure prévue, notamment au vote solennel prévu le 9 décembre.

Un rejet du budget de la Sécurité sociale représenterait un grave revers politique pour Lecornu et compromettrait l’adoption avant le 31 décembre. Le ministre du Travail a averti l’Assemblée qu’il n’existe aucun plan alternatif. Sans budget adopté, le déficit de la Sécurité sociale pourrait atteindre 30 milliards d’euros.

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