Les États européens risquent de perdre leurs avantages commerciaux s'ils refusent de coopérer sur l'immigration
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Les États européens risquent de perdre leurs avantages commerciaux s’ils refusent de coopérer sur l’immigration

Rob Laurens

L’Union européenne déploie des instruments variés pour contraindre les nations tiers à accepter le retour de leurs ressortissants expulsés. Les États membres et le Parlement européen ont convenu, le 1er décembre, d’une nouvelle stratégie visant à renforcer cette obligation de réadmission.

Dans le cadre de la refonte des accords commerciaux entre l’UE et les pays en développement, une clause inédite a été intégrée aux négociations. Les avantages tarifaires préférentiels deviennent conditionnés à la coopération en matière d’immigration et de rapatriements.

Jusqu’à présent, le respect des droits humains constituait l’unique condition requise pour que les pays tiers conservent leurs accès privilégiés au marché européen. Désormais, la reprise des citoyens expulsés devient un critère déterminant pour maintenir ces bénéfices commerciaux.

Magnus Brunner, commissaire chargé des migrations, affirme que cette approche établit une corrélation directe entre politique migratoire et politique commerciale. Les nations d’origine doivent honorer leurs engagements pour que les retours puissent s’effectuer de manière efficace et systématique.

Cette nouvelle condition représente un changement majeur dans la gouvernance européenne des migrations. Elle crée un mécanisme de pression économique destiné à garantir que les pays acceptent effectivement leurs citoyens indésirables, renforçant ainsi l’application des décisions d’expulsion de l’UE.

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