
La Maison Blanche a justifié lundi les ordres d’un amiral de la marine qui a lancé une seconde frappe contre un bateau de trafiquants de drogue présumés en septembre dans les Caraïbes. La porte-parole affirme que l’amiral Bradley a agi légalement et que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth avait autorisé ces opérations aériennes pour éliminer la menace.
Le Washington Post a révélé que des survivants de la première frappe ont été tués lors d’une deuxième attaque. Cette information a déclenché une controverse majeure, notamment après que Donald Trump a déclaré qu’il n’aurait pas souhaité cette deuxième frappe. Des rapports indiquent que Pete Hegseth a donné un ordre verbal pour cette opération supplémentaire qui a causé des pertes supplémentaires.
L’amiral Frank Bradley doit témoigner jeudi à huis clos devant les législateurs chargés de superviser l’armée. Pete Hegseth a défendu son subordonné en le qualifiant de héros américain et en soutenant ses décisions au combat. Peu après l’incident, Bradley a été promu à la tête du Commandement des opérations spéciales des États-Unis.
Le Congrès exprime de sérieuses préoccupations face à cette opération. Les législateurs des deux partis questionnent la légalité des attaques et leur impact stratégique dans la région. Le démocrate Chuck Schumer exige que la vidéo soit rendue publique et que Hegseth témoigne sous serment, tandis que le sénateur républicain Roger Wicker promet une enquête approfondie basée sur les faits.
L’administration Trump affirme que ces frappes visent les cartels de drogue contrôlés selon elle par Nicolás Maduro. Donald Trump a renforcé la présence militaire près du Venezuela et envisage des frappes sur le territoire vénézuélien. Maduro dénonce 22 semaines d’agression qu’il qualifie de terrorisme psychologique. Plus de 80 personnes ont péri dans cette série d’opérations aériennes.



