
Le gouvernement a catégoriquement démenti envisager la création d’un système de labellisation médiatique. La porte-parole gouvernementale a précisé lors du conseil des ministres que l’État ne mettrait pas en place de label destiné à la presse, réaffirmant que cette responsabilité ne lui incombe nullement.
Emmanuel Macron a martelé n’avoir jamais évoqué la création d’un label d’État ni d’un ministère de la Vérité, contrairement aux accusations de plusieurs partis politiques. Le président a souligné que le gouvernement n’assumerait jamais cette fonction, celle-ci ne relevant pas de son rôle institutionnel légitime.
Deux semaines avant cette clarification, Macron avait mentionné à Arras un projet de distinction entre les sites d’information respectant les règles déontologiques et les autres. Ce projet visait à identifier les médias appliquant les standards professionnels reconnus dans le secteur de l’information.
Le président a précisé que l’État ne doit pas déterminer ce qui constitue une information valide ou invalide. Il a dirigé l’attention vers des initiatives existantes, notamment celle lancée par Reporters sans frontières avec la Journalism Trust Initiative, déjà engagée dans ce processus d’évaluation.
Macron a averti que permettre à l’État de vérifier l’information conduirait inévitablement vers la dictature. Il a réaffirmé que cette mission devait rester entre les mains d’organismes indépendants et professionnels du secteur journalistique.



