
Le procureur de la République de Nancy a confirmé lundi que l’incendie de Neuves-Maisons, situé en Meurthe-et-Moselle, résultait d’un acte criminel. Les investigations techniques ont révélé l’intervention d’une tierce personne dans le déclenchement du sinistre qui a coûté la vie à cinq personnes dimanche matin.
La tragédie s’est produite vers trois heures du matin au domicile d’une famille dans cette commune de sept mille habitants. Les victimes comprenaient deux parents âgés de cinquante-neuf et soixante ans, leur fils adolescent de seize ans, et deux jeunes amis de dix-six et vingt ans. Le second fils de la famille, âgé de vingt-deux ans, a survécu en s’échappant par les toits et a pu alerter les secours.
L’enquête est maintenant menée pour incendie volontaire ayant entraîné la mort, un crime passible de réclusion à perpétuité. La section de recherches de la gendarmerie de Nancy a été chargée de diriger les investigations pour identifier le responsable de cet acte délibéré.
L’immeuble touché par les flammes comportait trois niveaux avec un commerce au rez-de-chaussée et la famille occupait l’étage supérieur. Les victimes auraient principalement succombé aux effets des fumées toxiques générées par le sinistre. Le maire de Neuves-Maisons a déclaré que le jeune survivant s’en était sorti miraculeusement en franchissant les toits pour fuir le bâtiment en flammes.
L’intervention d’une soixantaine de pompiers mobilisant une trentaine de véhicules a permis de maîtriser l’incendie assez rapidement dans le centre du village. Le ministre de l’intérieur a adressé ses pensées aux victimes et à leurs familles suite à ce drame.



