
Le Festival international de la BD d’Angoulême annule officiellement son édition 2026. La société organisatrice 9e Art+ a déclaré que l’événement ne pourrait pas se dérouler dans des conditions appropriées. Cette annonce intervient après des semaines de tensions et de critiques contre la gestion de l’organisation.
Les avocats de 9e Art+ précisent que cette décision ne reflète pas un choix de la société elle-même, mais plutôt une décision prise par les financeurs publics en concertation. Le festival constituait l’unique raison d’être de cette entreprise, selon leur communiqué publié lundi premier décembre.
Depuis la mi-novembre, une vague de contestations a secoué le festival. Auteurs et autrices ont appelé au boycott de l’édition prévue, en pointant des dysfonctionnements graves. Ils accusaient 9e Art+ d’erreurs majeures en matière de gestion managériale, artistique et financière, compromettant le bon déroulement de l’événement.
La situation s’est aggravée progressivement. Après le désengagement des auteurs, les principaux éditeurs se sont retirés du festival. Cette cascade de défections a précédé l’intervention décisive des financeurs publics, qui ont intimé à la société d’annuler purement et simplement l’édition 2026.
Il y a une dizaine de jours, les financeurs publics avaient adressé un message sans équivoque à 9e Art+, exigeant qu’elle « tire les conclusions que cette réalité impose ». Le communiqué d’aujourd’hui répond à cet ultimatum en confirmant l’annulation du festival.



