
Des représentants américains, menés par Steve Witkoff, se rendent à Moscou mardi 2 décembre pour rencontrer Vladimir Poutine. Washington cherche un accord de paix viable en Ukraine susceptible de déboucher sur des négociations concrètes entre les belligérants.
La Russie pose une condition non négociable : reconnaissance de sa souveraineté sur les terres occupées. Moscou considère que les régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia appartiennent légalement à la Russie. Aucune discussion n’est envisagée sur ce point fondamental selon les autorités russes.
Dans les commerces moscovites, les cartes géographiques affichent les nouvelles frontières incluant les territoires ukrainiens. Les citoyens interrogés dans la rue expriment un consensus unanime. Un passant déclare que le Donbass doit impérativement rester russe puisqu’il l’était historiquement. Cette position est martelée constamment par le gouvernement depuis plusieurs années.
La propagande s’intensifie dans les institutions éducatives russes. Les enfants des écoles maternelles colorient des cartes incluant les régions occupées. Les nouveaux manuels scolaires de terminale présentent l’Ukraine comme un pays artificiel sans légitimité historique. Cette narration, promue par Poutine, s’enracine dans la conscience collective des jeunes générations russes.
Des figures publiques russes renforcent cette rhétorique officielle. Le cinéaste Nikita Mikhalkov, lauréat international, affirme que le Donbass incarne le destin national russe. Des citoyens âgés, comme Ilya rencontré en rue, relient cette conviction à l’effondrement soviétique, argumentant que la dissolution de l’URSS en quinze républiques a affaibli la Russie et encouragé les menaces extérieures.
Poutine a reconnu publiquement que la question des territoires occupés dominera les discussions avec les émissaires américains. Kiev considère cet enjeu comme une ligne rouge infranchissable. Même si Washington acceptait les revendications russes, l’Ukraine et l’Europe refuseraient probablement cette exigence, paralysant tout processus de paix.



