
L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique a engendré des coûts considérables avant son abandon par l’État en janvier 2018. Ce projet controversé a impliqué des expropriations massives et des interventions policières répétées. La Cour des comptes qualifie ce dossier d’« Himalaya de difficultés ». Cinquante-six millions d’euros de fonds publics ont financé ce projet avorté, sur une enveloppe initiale de 139 millions d’euros.
L’infrastructure actuelle de Nantes-Atlantique rencontre des obstacles importants en matière d’exploitation. Un décret ministériel du 24 octobre 2019 a déclaré la résiliation du contrat de concession liant le site à Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci contrôlée à 85 pour cent. Cependant, ce contrat résilié demeure en vigueur actuellement. Cette situation paradoxale perdure en l’absence d’une nouvelle convention d’exploitation.
La signature du nouveau contrat de concession connaît des retards importants. Initialement prévue pour 2021, elle est désormais reportée à la fin 2026. Un premier appel d’offres s’est avéré infructueux, repoussant davantage la conclusion d’un accord viable. Ces délais répétés reflètent les complications qui paralysent le dossier depuis longtemps.
Malgré son statut de priorité gouvernementale affirmé publiquement, le dossier de l’aéroport de Nantes accumule les déboires administratifs et opérationnels. Les difficultés se multiplient sans résolution durable en perspective. La situation demeure en suspens, bloquée entre un contrat ancien techniquement résilié mais toujours applicable et l’absence d’un nouveau cadre contractuel.
La Cour des comptes a choisi de ne pas approfondir les calculs exhaustifs concernant le fiasco du projet avorté. Ses magistrats ont privilégié une analyse des dysfonctionnements actuels de la plateforme existante. Les conjectures sur le coût réel restent impossibles à établir définitivement. Le rapport soulève ainsi plus de questions qu’il n’apporte de réponses précises sur la gestion de ce dossier complexe et litigieux.



