
À Nice, l’affrontement électoral entre Christian Estrosi et Éric Ciotti s’intensifie brutalement avant les municipales de 2026. Les deux rivaux accumulent accusations mutuelles, plaintes et vidéos compromettantes. Lors de la première semaine officielle de leur confrontation, ils ont échangé des joutes médiatiques répétées et des demandes d’excuses formelles, annonçant une campagne particulièrement hostile.
Le député des Alpes-Maritimes Ciotti mène sa campagne depuis août dernier pour contester le mandat du maire sortant Estrosi. Ces anciens alliés deviennent désormais des ennemis politiques irréductibles. Leurs accusations réciproques portent sur des pratiques déloyales, des propos offensants et des déclarations trompeuses. Le lancement officiel de la campagne d’Estrosi le 22 novembre a aggravé les tensions existantes entre les deux hommes.
Lors de son lancement de campagne au Centre des congrès du port, Estrosi a présenté une vidéo stratégiquement conçue contre son adversaire. La vidéo montre Ciotti, nettement plus jeune, louant publiquement Estrosi. On y entend Ciotti reconnaître sa dette politique envers Estrosi, affirmant que sans lui, il ne serait jamais devenu député. Cette tactique cherche à exposer les contradictions du rival.
Le positionnement de Ciotti en tant que leader de l’Union des droites pour la République, désormais alliée au Rassemblement national, marque une évolution politique significative. Estrosi, candidat à un quatrième mandat consécutif, représente une orientation différente. Ces divergences idéologiques et stratégiques alimentent un conflit personnel devenu public et acrimonieux.
La campagne municipale niçoise s’annonce donc exceptionnellement rude, dépassant les normes habituelles de débat politique. Les accusations de déloyauté et les attaques personnelles dominent le discours. Les deux candidats semblent décidés à exploiter chaque aspect de leur histoire commune pour discréditer l’adversaire, transformant les enjeux locaux en bataille personnelle sans concession.



