L’élection présidentielle au Honduras reste indécise, sur fond d’influence persistante de Donald Trump sur les trois favoris
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L’élection présidentielle au Honduras reste indécise, sur fond d’influence persistante de Donald Trump sur les trois favoris

Romain Mazzotti

Le Honduras organise dimanche 30 novembre une élection présidentielle décisive. Trois candidats principaux se disputent le pouvoir dans un scrutin serré, tandis que l’influence de Donald Trump marque profondément la campagne. Les électeurs choisissent entre poursuivre le gouvernement de gauche en place ou revenir à des politiques de droite.

Rixi Moncada, avocate de 60 ans représentant le parti Libre au pouvoir, affronte deux rivaux de droite : Salvador Nasralla, 72 ans, du Parti libéral qui se présente pour la troisième fois, et Nasry Asfura, 67 ans, du Parti national, soutenu explicitement par Trump.

Donald Trump a déclaré qu’Asfura constituait son candidat préféré, qualifiant le rival Moncada de communiste avec qui il ne pourrait travailler. L’ancien président américain a annoncé une grâce pour Juan Orlando Hernández, ancien président emprisonné aux États-Unis pour trafic de drogue et lié au Parti national. Moncada a dénoncé cette ingérence étrangère comme totalement interventionniste.

Les trois prétendants s’accusent mutuellement de fraude potentielle et de liens problématiques. La droite qualifie Moncada de communiste alliée du Venezuela, tandis qu’elle reproche à ses rivaux d’être contrôlés par l’oligarchie locale. Le Honduras manque d’arbitre électoral véritablement indépendant, bien que l’OEA et l’Union européenne aient envoyé des observateurs.

Les trois candidats ont barely abordé les crises majeures du pays. Deux tiers des 11 millions de Honduriens vivent dans la pauvreté, et les violences restent endémiques avec 26,8 homicides pour 100 000 habitants. La corruption systémique et le narcotrafic contaminent tous les partis majeurs. Les envois de fonds provenant des États-Unis représentent 27 pour cent du PIB national, pourtant Trump a expulsé 27 000 Honduriens cette année.

Quelque 6,5 millions de citoyens votent dimanche pour élire le successeur de la présidente Castro, 128 députés et plusieurs centaines de maires pour quatre années. Le Parti Libre refuse de reconnaître les résultats préliminaires du conseil électoral, créant une incertitude supplémentaire. Les bureaux ouvrent à 7 heures locales avec publication de résultats préliminaires en soirée.

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