Les autorités azerbaïdjanaises ont procédé à l'arrestation du chef de file de l'opposition Ali Karimli
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Les autorités azerbaïdjanaises ont procédé à l’arrestation du chef de file de l’opposition Ali Karimli

Romain Mazzotti

En Azerbaïdjan, Ali Karimli, leader de l’opposition, a été arrêté par les services de sécurité de l’État le samedi 29 novembre. Cet ancien secrétaire d’État de 60 ans dirige le Front populaire d’Azerbaïdjan. Le parti a confirmé l’arrestation et signalé qu’une perquisition s’est déroulée à son domicile ainsi qu’à celui de Mammad Ibrahim, un autre membre de la direction du parti, également appréhendé.

Ali Karimli incarne une figure majeure de l’opposition démocratique azerbaïdjanaise. Depuis plusieurs années, il résidait à Bakou sous surveillance policière constante. Il représente l’un des rares acteurs politiques d’opposition qui n’a pas choisi l’exil, contrairement à beaucoup de ses homologues.

Les circonstances précises de cette arrestation restent largement obscures. Les autorités ont établi un contrôle rigoureux autour de l’immeuble où vit Karimli avec son épouse et son jeune enfant de 12 ans. Les communications mobiles et Internet ont été coupées dans la zone, et l’accès au domicile était interdit à tous les visiteurs.

Le déroulement de l’opération a suivi un schéma particulier. Karimli a d’abord été conduit aux locaux du DTX, le service de sécurité de l’État, pour des interrogatoires. Il a ensuite été ramené chez lui pour assister aux fouilles qui se poursuivaient. En fin d’après-midi, les autorités l’ont de nouveau arrêté et emmené dans les locaux du service de sécurité.

Cette arrestation intervient dans un contexte de restrictions accrues contre l’opposition politique en Azerbaïdjan. La situation met en lumière les défis persistants auxquels font face les acteurs politiques dissidents qui demeurent dans le pays, confrontés à des pressions gouvernementales intensifiées.

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