La mort de deux enfants français à Gaza en 2023 pousse le parquet à demander une enquête pour crimes de guerre
InternationalLire aussiPolitique

La mort de deux enfants français à Gaza en 2023 pousse le parquet à demander une enquête pour crimes de guerre

Esteban Ortega

Le ministère public français a sollicité l’ouverture d’une enquête judiciaire concernant des crimes de guerre suite au décès de deux enfants français tués lors d’un bombardement en Cisjordanie pendant l’automne 2023.

Janna et Abderrahim Abudaher, respectivement âgés de six et neuf ans, ont péri le 24 octobre 2023 lors d’une frappe aérienne. Cet événement intervient dix-sept jours après une offensive militaire majeure menée par une organisation palestinienne sur le territoire voisin.

La grand-mère maternelle des victimes a déposé plainte en invoquant l’homicide et le génocide. L’organisation humanitaire française s’est jointe à la procédure. Selon les accusations, deux projectiles ont atteint directement le domicile où s’était réfugiée la famille, causant la mort quasi instantanée d’Abderrahim et celle rapide de Janna. Leur frère cadet et leur mère ont subi des blessures graves. Cette mère, bien qu’actuellement domiciliée hors de France, avait autrefois été condamnée pour financement d’activités armées.

Le parquet a conclu à l’existence d’une attaque volontaire dirigée contre des civils et contre une construction résidentielle sans importance stratégique. Néanmoins, il limite son enquête aux violations de droit humanitaire et refuse d’étendre les investigations aux atteintes graves aux populations ou aux génocides, estimant que le bombardement ciblait la mère de nationalité française plutôt que des civils palestiniens.

L’avocat représentant la famille exprime satisfaction face à cette décision d’enquête, bien qu’il conteste la limitation des qualifications retenues. En parallèle, d’autres procédures judiciaires françaises visent des éléments militaires franco-israéliens impliqués dans des opérations controversées, ainsi que des entreprises soupçonnées de complicité dans divers agissements.

Des recours complémentaires ciblent également des entités et individus français soupçonnés de participation à des activités de colonisation, soulevant des questions plus larges concernant les responsabilités civiles et pénales en matière de droits internationaux.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer