La Hongrie poursuivra ses achats d'hydrocarbures russes selon Viktor Orbán qui défie une fois encore l'Union européenne
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La Hongrie poursuivra ses achats d’hydrocarbures russes selon Viktor Orbán qui défie une fois encore l’Union européenne

Esteban Ortega

Viktor Orban a réaffirmé sa détermination à maintenir les importations d’hydrocarbures russes vers la Hongrie, lors d’une visite au Kremlin auprès de Vladimir Poutine. Le Premier ministre hongrois défie ouvertement les orientations de l’Union européenne. Cette position s’inscrit dans une continuité : Budapest refuse de diversifier ses sources énergétiques malgré l’invasion russe en Ukraine depuis février 2022.

Le dirigeant hongrois a déclaré que les approvisionnements énergétiques russes demeurent essentiels pour son pays et le resteront à l’avenir. Orban a précisé qu’aucune coopération n’a été abandonnée malgré les pressions extérieures. Sa position le distingue nettement de ses voisins européens qui se sont mobilisés pour réduire leur dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou.

Poutine a exprimé sa satisfaction concernant les relations bilatérales, les qualifiant de pragmatiques. Le chef du Kremlin a loué l’approche équilibrée de la Hongrie sur la question ukrainienne. Cette approbation russe illustre l’alignement croissant entre Budapest et Moscou, particulièrement sur les enjeux énergétiques et géopolitiques.

Cette annonce devrait provoquer des tensions à Bruxelles, car l’Union européenne s’efforce collectivement de réduire sa dépendance aux énergies russes tout en renforçant les sanctions pour contraindre Moscou à cesser le conflit. Orban contredit les efforts coordonnés du bloc européen. Les États membres ont approuvé en octobre un principe d’interdiction des importations de gaz naturel russe d’ici fin 2027.

Le Premier ministre hongrois a saisi la Cour de justice de l’Union européenne pour contester cette décision. Orban a consistemment refusé toute aide militaire à l’Ukraine et s’est opposé aux positions plus fermes de l’Otan et de l’Union européenne envers la Russie, consolidant son rôle d’exception au sein des institutions occidentales.

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