
La ministre des Armées Catherine Vautrin a expliqué les raisons du lancement du service militaire volontaire annoncé par Emmanuel Macron. Ce programme vise à renforcer le lien entre l’armée et la nation, à augmenter la résilience du pays et à former les jeunes qui souhaitent s’engager. Le service débutera à l’été 2026 avec 3 000 jeunes, en progression vers 10 000 dix ans plus tard.
Le service national durera dix mois, de septembre à août environ. Les jeunes de 18 ans intéressés pourront s’inscrire via une campagne lancée début 2026, avec un numéro vert et des centres de recrutement militaire. L’accès est ouvert sans distinction de genre, les candidats étant sélectionnés selon leurs aptitudes et motivations lors d’entretiens et d’examens médicaux.
Les volontaires suivront d’abord une formation d’un mois, puis huit mois de service utile dans différentes branches militaires ou structures connexes. Ils percevront 800 euros mensuels, seront logés et nourris, et bénéficieront d’une réduction SNCF importante. Il est crucial de préciser que ce service s’effectue exclusivement sur le territoire national, métropole et outre-mer.
Face aux inquiétudes concernant les menaces géopolitiques, notamment les déclarations du chef d’état-major sur une possible confrontation avec la Russie, la ministre a clarifié la position gouvernementale. L’objectif n’est pas d’envoyer les jeunes à l’étranger, mais de préparer la défense nationale et d’organiser le pays pour faire face aux menaces émergentes.
Vautrin a insisté sur une logique d’anticipation plutôt que de pronostic. La meilleure sécurité réside dans la préparation et l’entraînement. Le service national s’inscrit dans une stratégie de renforcement de la résilience du territoire français face à un contexte sécuritaire changé depuis la fin des dividendes de la paix.



