
Un décès parmi les membres de la Garde nationale touchés lors d’une attaque à Washington a été confirmé jeudi 27 novembre. Le président américain a qualifié cet incident d’attaque terroriste et annoncé des mesures restrictives concernant l’immigration. Les autorités ont ouvert une enquête antiterroriste et lancé un réexamen systématique des permis de résidence permanente.
La soldate Sarah Beckstrom a succombé à ses blessures suite à la fusillade de mercredi. Son collègue demeure hospitalisé dans un état critique. L’attaquant, un ressortissant afghan âgé de 29 ans arrivé aux États-Unis en 2021, a ouvert le feu sans provocation selon les enquêteurs. Il a été neutralisé par d’autres gardes nationaux présents sur place.
En réaction immédiate, le gouvernement américain a ordonné un réexamen complet de toutes les cartes vertes délivrées aux ressortissants de pays jugés sensibles. Cette directive s’applique particulièrement aux immigrants en provenance d’Afghanistan, du Venezuela, d’Haïti et de l’Iran. Le traitement des demandes d’immigration afghanes a été suspendu indéfiniment.
Le suspect a traversé le pays depuis l’État de Washington jusqu’à la capitale fédérale pour commettre son acte. Il avait collaboré avec l’armée américaine en Afghanistan avant son extraction. Des responsables des services de renseignement indiquent qu’il n’a pas fait l’objet de contrôles rigoureux à son arrivée et a bénéficié de politiques d’accueil jugées insuffisantes après le retrait américain d’Afghanistan en 2021.
Le FBI mène une enquête antiterroriste complète et explore la possibilité de complices nationaux ou internationaux. Des perquisitions ont été effectuées, notamment au domicile de l’attaquant dans l’État de Washington. Le suspect fait face à trois chefs d’accusation d’agression armée avec intention de tuer, son mobile restant toujours inconnu.
Les organisations humanitaires œuvrant pour l’intégration des réfugiés afghans ont souligné que cette communauté subit des vérifications de sécurité parmi les plus strictes. Elles avertissent que le comportement d’un individu ne doit pas discréditer une communauté entière. Depuis la prise de pouvoir des Taliban, plus de 190 000 Afghans se sont établis aux États-Unis.



