
Les tarifs de l’électricité varient considérablement à travers l’Europe, oscillant entre 0,10 et 0,39 euro par kilowattheure selon les nations. La France se situe légèrement au-dessus de la moyenne continentale avec 0,29 euro le kWh en 2024, bien que ce prix ait diminué en 2025. Au tarif réglementé actuel, les ménages français payent environ 0,1952 euro le kWh.
La composition du mix énergétique national détermine largement les coûts de production et de distribution. Les pays disposant d’une production basée sur le nucléaire ou l’hydroélectricité, comme la France avec ses 70 % d’énergie nucléaire, bénéficient de prix plus stables et prévisibles. À l’inverse, les nations dépendant fortement du gaz et du charbon subissent davantage la volatilité des marchés internationaux.
L’Allemagne affiche les tarifs les plus élevés à 0,39 euro du kWh, suivie du Danemark et de l’Irlande à 0,37 euro. La Belgique coûte 0,33 euro. Des nations comme l’Espagne, le Portugal et la Grèce proposent des tarifs plus avantageux, entre 0,23 et 0,26 euro. La Hongrie offre l’électricité la moins chère d’Europe avec seulement 0,10 euro le kWh.
La fiscalité représente un second facteur explicatif majeur. L’Allemagne taxe lourdement l’électricité pour financer sa transition énergétique, ce qui explique ses prix élevés. À l’inverse, la Hongrie applique une TVA réduite et maintient un encadrement des prix par l’État, avec des charges fiscales limitées sur l’électricité.
Le gouvernement français envisage de baisser les accises sur l’électricité tout en augmentant celles sur le gaz. Cette mesure favoriserait les ménages chauffés à l’électrique, mais pénaliserait ceux dépendant du gaz. Environ 60 % des logements sociaux utilisent le chauffage gazeux, créant ainsi des inégalités potentielles entre ménages.



