L'intervention de Vladimir Poutine au Kirghizstan aborde la guerre en Ukraine, l'affaire Witkoff et les tensions avec l'Europe
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L’intervention de Vladimir Poutine au Kirghizstan aborde la guerre en Ukraine, l’affaire Witkoff et les tensions avec l’Europe

Hamza Chouraqui

Vladimir Poutine a déclaré jeudi que Moscou cessera les hostilités si Kiev se retire des territoires revendiqués par la Russie. Cette déclaration intervient lors d’une conférence de presse tenue à Bichkek, au Kirghizstan, marquant une étape importante dans les discussions sur le conflit en Ukraine.

Le président russe a indiqué que les grandes lignes d’un projet de plan de paix discuté par les États-Unis et l’Ukraine pourraient servir de base aux futurs accords. Poutine a précisé que les États-Unis prenaient en compte la position russe, bien que certains points restent à négocier. Il a également affirmé que si l’Europe demandait un engagement de non-attaque, la Russie serait disposée à l’accepter.

Poutine a réitéré que les troupes ukrainiennes doivent se retirer des territoires occupés pour que cessent les combats. Il a menacé que si elles refusaient, la Russie les y contraindrait par la force. Selon ses déclarations, les forces russes progressent actuellement plus rapidement sur le terrain en Ukraine.

Le président russe a qualifié les dirigeants ukrainiens d’illégitimes, arguant qu’ils ont perdu leur légitimité en refusant d’organiser des élections après l’expiration du mandat présidentiel. Poutine a jugé absurde de signer des documents avec des dirigeants qu’il considère comme illégaux, tandis que Kiev justifie l’absence d’élections par l’imposition de la loi martiale.

Poutine a rejeté les accusations de partialité envers Moscou formulées contre l’envoyé américain Steve Witkoff, les qualifiant d’absurdes. Un enregistrement téléphonique révélé récemment montrait Witkoff conseillant un proche du Kremlin sur les négociations de paix avec Donald Trump, suscitant des critiques internationales.

Le président russe a exprimé sa surprise face aux sanctions américaines contre les compagnies pétrolières russes. Les États-Unis ont imposé le mois précédent les sanctions les plus strictes jamais appliquées au secteur énergétique russe, ciblant notamment Lukoil et Rosneft. Poutine a affirmé que ces mesures détruisaient les relations entre les deux pays.

Poutine a écarté les spéculations médiatiques occidentales concernant une supposée disgrâce du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Bien que le diplomate ait été absent de certaines réunions prestigieuses au Kremlin et qu’un autre diplomate l’ait remplacé au sommet du G20 en Afrique du Sud, Poutine a confirmé que Lavrov conservait sa position.

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