À Madagascar, des consultations ont réuni les principaux acteurs de la filière vanille à Sambava les 21 et 22 novembre. Planteurs, collecteurs, préparateurs, exportateurs et autorités gouvernementales se sont rassemblés pour clarifier la situation et dissiper les incertitudes qui pèsent sur ce secteur stratégique.
Le gouvernement a confirmé le maintien du Conseil National de la Vanille, créé en 2020 pour promouvoir la filière. Cette annonce apaise les inquiétudes concernant une éventuelle suppression de cette institution. Le CNV conserve son rôle central dans l’organisation du secteur vanillier malgache.
Deux mesures importantes ont été annoncées. D’abord, la cotisation de quatre dollars par kilo exporté est suspendue temporairement. Ensuite, les ressources du CNV seront orientées vers la professionnalisation du secteur plutôt que vers d’autres usages. Les travaux d’infrastructure relèveront du ministère des Travaux publics.
Le Conseil National de la Vanille dispose d’une caisse d’environ 35 millions de dollars, soit 30 millions d’euros. Les exportateurs proposent d’utiliser ces fonds selon deux axes stratégiques. Le premier concerne le marketing pour restaurer la confiance envers le produit, notamment par des études sur les contaminations. Le second axe porte sur le lobbying auprès des pays importateurs.
L’enjeu du marketing réside dans la nécessité d’études approfondies sur la qualité du produit. Les exportateurs soulignent l’importance de lutter contre les fraudes qui permettent de mélanger la vanille malgache avec des molécules de synthèse. Des efforts en Amérique du Nord et en Europe s’avèrent indispensables pour dénoncer ces pratiques trompeuses.
Le secteur vanillier malgache traverse une période de transformation. Récemment, la filière a obtenu la suppression des droits de douane additionnels américains de quinze pour cent, marquant une victoire importante dans la défense des intérêts commerciaux locaux.



