L'État français envisage des poursuites judiciaires contre les plateformes AliExpress et Joom pour la commercialisation de figurines à caractère pédophile
ÉconomieFrance

L’État français envisage des poursuites judiciaires contre les plateformes AliExpress et Joom pour la commercialisation de figurines à caractère pédophile

Romain Mazzotti

L’État français s’apprête à engager des poursuites judiciaires contre AliExpress et Joom pour la vente de poupées à caractère pédopornographique. Cette annonce a été formulée mercredi par le ministre du commerce, qui a précisé que ces actions s’inscrivent dans une stratégie plus large de lutte contre les pratiques illégales sur les plateformes numériques étrangères.

Ces deux sites de commerce en ligne rejoignent ainsi Shein, qui fait déjà l’objet de procédures judiciaires en raison de la commercialisation de poupées sexuelles à l’apparence enfantine. Le gouvernement avait déjà signalé à la justice six plateformes impliquées dans la vente de produits interdits, notamment des armes de catégorie A et des articles à connotation pédopornographique sur plusieurs d’entre elles.

Techniquement, l’État procédera par assignation en justice, ce qui constitue une action civile formelle et non une simple démarche administrative. Cette notification officielle engage une procédure judiciaire contre les entités visées et permet au tribunal de saisir un juge civil d’un différend entre les parties concernées.

Le ministre a justifié ces actions comme faisant partie d’un combat pour protéger les consommateurs et les enfants. Il a également souligné la volonté de défendre l’industrie française et les commerces locaux contre ce qu’il qualifie de « Far West numérique », appelant à l’introduction de mesures protectionnistes appropriées.

Concernant Shein spécifiquement, le ministre a demandé que la plateforme apporte la preuve que ses nouveaux produits respectent la réglementation française. Il a également insisté sur la nécessité de porter ces questions au niveau du droit européen, reconnaissant que la France ne doit pas agir seule dans cette bataille contre les pratiques numériques contraires à la loi.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer