La sélection du prochain secrétaire général de l'Organisation des Nations unies a officiellement commencé
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La sélection du prochain secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a officiellement commencé

Hamza Chouraqui

Le lancement officiel de la procédure de sélection du prochain secrétaire général de l’ONU s’est déroulé mardi 25 novembre. Les États membres ont reçu un appel à candidatures pour désigner le successeur d’Antonio Guterres, qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2027. L’ambassadeur de la Sierra Leone et la présidente de l’Assemblée générale ont conjointement mis en marche ce processus de recrutement international.

Les qualifications requises pour ce poste prestigieux sont exigeantes. Les candidats doivent démontrer une efficacité exceptionnelle, une compétence reconnue et une intégrité irréprochable. Une expérience solide en relations internationales et des aptitudes diplomatiques multilingues sont essentielles. Le respect des objectifs et principes de la Charte des Nations unies constitue également un engagement fondamental attendu de tout candidat potentiel.

La question de la représentation féminine occupe une place importante dans cette sélection. Aucune femme n’a jamais dirigé l’organisation internationale. Bien que certains États membres plaidaient fermement pour une femme candidate, la lettre d’appel n’impose pas cette condition. Elle encourage simplement les États à envisager la nomination d’une femme, sans l’imposer comme critère obligatoire.

Plusieurs figures éminentes sont déjà mentionnées comme candidates potentielles. L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, Rafael Grossi dirigeant l’Agence internationale de l’énergie atomique, et Rebeca Grynspan, actuellement responsable de l’agence ONU pour le Commerce et le Développement, figurent parmi les candidats pressentis. L’Amérique latine revendique traditionnellement ce poste selon les règles de rotation géographique informelles.

Chaque candidat officiel doit être présenté par un État ou un groupe d’États avec sa vision et son plan de financement. L’Assemblée générale et le Conseil mèneront des auditions publiques des candidats. Cette procédure de transparence avait été introduite en 2016 lors de l’élection d’Antonio Guterres et sera maintenue pour cette sélection.

Le pouvoir décisionnel réside principalement entre les mains du Conseil de sécurité, qui engagera le processus avant fin juillet. Les cinq membres permanents détiennent le droit de veto décisif. Seule la recommandation du Conseil permet à l’Assemblée générale d’élire le secrétaire général pour un mandat initial de cinq ans, renouvelable une fois.

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