
Le sommet du G20 réuni à Johannesburg a abouti à l’adoption d’une déclaration commune adoptée malgré les divergences entre les nations participantes. Ce document de quelque trente pages promeut une paix équitable et durable en Ukraine, au Soudan, en République démocratique du Congo et dans les territoires palestiniens occupés. Un consensus remarquable s’est dégagé, bien que certains désaccords persistent sur des questions spécifiques.
La présidence sud-africaine a rapidement annoncé que ce texte commun avait déjà reçu l’approbation de tous les participants. Les chefs d’État se contenteraient désormais de réaffirmer leurs engagements respectifs. Cet objectif constituait une priorité majeure pour le pays hôte, afin de transformer ce premier sommet africain des plus grandes économies mondiales en un succès diplomatique incontestable.
Le document contient cent vingt-deux points souvent formulés de manière générale, imprégnés de la philosophie Ubuntu, concept sud-africain mettant l’accent sur l’interdépendance mutuelle des êtres humains et des nations. Les signataires insistent particulièrement sur la survie du multilatéralisme malgré les tensions géopolitiques internationales actuelles. La déclaration place l’Afrique au cœur des débats mondiaux concernant le développement économique, le climat, la résilience financière et la durabilité.
Sur la question de la dette, les chefs d’État réaffirment leur demande de renforcer la transparence envers tous les créanciers, y compris privés. Le G20 appelle également à protéger l’approvisionnement en minéraux stratégiques essentiels pour la transition énergétique mondiale. Ces enjeux revêtent une importance capitale pour le continent africain et trouvent leur expression dans ce texte fédérateur.
Malgré cette adoption, les déclarations des dirigeants expriment moins d’optimisme. Emmanuel Macron a souligné les difficultés à résoudre les grandes crises internationales autour de la table du G20. Le Premier ministre britannique Keir Starmer estime que le chemin à venir sera difficile. Le Premier ministre chinois Li Qiang dénonce l’omniprésence de l’unilatéralisme et du protectionnisme.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a adopté une posture plus positive, affirmant que le G20 demeure un symbole de la valeur du multilatéralisme pour résoudre les défis mondiaux. Il a martelé que les défis actuels ne peuvent être surmontés que par la coopération mutuelle et les partenariats durables entre nations.
Concernant la passation de la présidence 2026 à Washington, le ministre sud-africain des Affaires étrangères Ronald Lamola a précisé que le président Ramaphosa ne remettrait pas cette responsabilité au chargé d’affaires américain. Il a indiqué que les États-Unis pourraient envoyer un représentant de rang approprié, qu’il soit ministre ou envoyé spécial présidentiel. À défaut, la transmission s’effectuerait entre responsables de même niveau hiérarchique dans des locaux officiels.



