
Lors d’une séance de questions au gouvernement, Rachida Dati a exprimé son mécontentement face aux actions des dirigeantes de l’audiovisuel public. Elle a critiqué l’absence de concertation avec son ministère concernant les plaintes pour dénigrement déposées par les présidentes de France Télévisions et Radio France contre des médias du groupe Bolloré.
Les plaintes visaient trois médias du groupe propriété de Bolloré : CNews, Europe 1 et Le Journal du dimanche. Ces organes de presse avaient diffusé, en septembre, des critiques contre l’audiovisuel public. Ils s’appuyaient sur une vidéo mettant en scène des personnalités du service public en conversation privée avec des responsables socialistes.
La ministre a reconnu que les dirigeantes n’avaient violé aucune règle légale. Elle a admis que leur liberté d’agir était garantie par le droit en vigueur. Cependant, elle a estimé que certains usages républicains auraient dû prévaloir dans cette situation.
Selon Rachida Dati, les tutelles auraient dû être informées préalablement de cette démarche juridique. Elle a soulevé également la question du respect des deniers publics engagés dans cette procédure. Son approche révèle une conception particulière du contrôle ministériel sur les organismes audiovisuels.
Cette position marque une rupture avec la pratique habituelle des ministres responsables de la culture. Son hostilité affichée envers certaines décisions de l’audiovisuel public contraste avec l’attitude traditionnellement observée dans ces fonctions gouvernementales.



