
La campagne électorale en Guinée-Bissau s’est achevée vendredi 21 novembre. Plus de 966 000 citoyens sont appelés à voter dimanche pour désigner le nouveau président et les 102 députés. Le président sortant Umaro Sissoco Embaló aspire à un second mandat, face au candidat indépendant Fernando Dias soutenu officiellement par le PAIGC, formation historique exclue du scrutin.
Les douze aspirants à la présidence ont tenu leurs derniers rassemblements dans une atmosphère à la fois festive et chargée d’électricité. Embaló a mobilisé ses supporters dans un espace vert au nord de Bissau, déclarant conquérir la victoire dès le premier tour, sans hésitation possible.
Dans un quartier adjacent, Dias conduisait son meeting entouré des cadres du PAIGC, son soutien institutionnel crucial. Il s’engage à mettre en œuvre le programme politique du PAIGC s’il accède à la présidence. Ce duel Embaló-Dias monopolise entièrement l’attention publique, relégant les autres candidats à l’obscurité.
Parmi les autres prétendants figurent l’ancien premier ministre Baciro Dja et l’ancien chef d’État Jose Mario Vaz, promettant de revenir achever son travail inachevé. Cependant, le scrutin domine les discussions populaires partout. Les Bissau-guinéens expriment des demandes pressantes : des établissements scolaires et sanitaires de qualité, des rémunérations versées régulièrement et surtout la stabilité politique.
Embaló incarne une distinction notable : il demeure seulement le deuxième président à accomplir un mandat intégral, malgré trois tentatives présumées de déstabilisation militaire contre son régime. Les dispositifs sécuritaires se sont multipliés vendredi, avec patrouilles militaires intensifiées, blocages des axes principaux et fermeture de l’espace aérien pour samedi et dimanche.



