
Le ministre de la justice a présenté un programme ambitieux visant à éliminer complètement les téléphones mobiles de six prisons françaises. Cette initiative, lancée immédiatement, bénéficie d’un budget de 29 millions d’euros et concerne plus de 5 500 détenus dans ces établissements pénitentiaires.
Six établissements ont été sélectionnés pour cette expérimentation : la Santé à Paris, ainsi que les prisons d’Arras, Dijon, Toulouse, Toulon et Rennes. Le ministre a souligné que 80 000 téléphones portables ont été saisis en 2024 dans les prisons, révélant l’ampleur du problème. Les travaux de sécurisation seront achevés en moins de six à sept mois.
Pour garantir l’étanchéité des établissements, des scanners et portiques à ondes millimétriques seront installés. Des systèmes de brouillage hautement performants, estimés entre 4 et 5 millions d’euros par prison, bloqueront les signaux téléphoniques. Les cours de promenade seront également couvertes avant 2026 pour empêcher les projections de téléphones de l’extérieur.
Ce renforcement de la sécurité s’inspire de mesures antimafia italiennes destinées à combattre la récidive. L’objectif principal consiste à empêcher les chefs de réseaux criminels de diriger des activités illégales depuis leur cellule. Le gouvernement envisage ensuite d’étendre ce dispositif à l’ensemble du système pénitentiaire national.
En parallèle de ces mesures techniques, 1 000 agents pénitentiaires supplémentaires seront recrutés en 2026. Cette augmentation des effectifs représente le plus important recrutement dans toutes les administrations pour l’année à venir.



