
Depuis 2016, la réglementation française imposait une vidange annuelle obligatoire des piscines publiques. Cette mesure vient d’être abrogée par décret des ministres de la Santé et des Sports. Le changement vise à réduire les coûts et fermetures de bassins. Cette décision s’appuie sur les travaux de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, initialement lancés suite à la sécheresse de 2022.
Les collectivités gestionnaires de piscines soutiennent largement cette suppression. Elle engendrait des dépenses importantes et des périodes de fermeture prolongées. Le rapport de l’Anses a permis de justifier cette nouvelle approche plus flexible concernant l’entretien des installations.
Le ministère de la Santé clarife sa position : l’eau restera propre grâce aux contrôles réguliers. Les agences régionales de santé conservent leur autorité pour vérifier la qualité de l’eau. Les vidanges pourront toujours être effectuées au cas par cas si les traitements habituels s’avèrent insuffisants. Les pédiluves gardent leurs exigences quotidiennes de vidange et nettoyage.
Certains acteurs expriment des préoccupations légitimes. Une étude antérieure de l’Anses en 2019 montrait une dégradation de la qualité de l’eau et de l’air dans les piscines. La sénatrice Catherine Dumas avait précédemment soulevé ces enjeux d’hygiène publique.
Le Syndicat national professionnel des maîtres nageurs sauveteurs s’oppose fermement à cette mesure. Il considère que la vidange annuelle garantit l’hygiène minimale requise. Selon le syndicat, seul le renouvellement complet de l’eau rétablit une base physico-chimique saine. Les traitements chimiques et robots nettoyeurs ne compensent pas cette absence d’évacuation totale.



