
Le 19 novembre 1995 marquait la première projection hollywoodienne de Toy Story, un tournant majeur pour le cinéma d’animation. Trente ans après, la franchise reste florissante avec l’annonce d’un cinquième film prévu pour juin 2026. L’audacieux pari de Pixar s’est avéré gagnant, transformant l’industrie du divertissement.
Les artistes de Pixar combinaient génie créatif et mentalité entrepreneuriale novatrice. Ils ont réinventé le divertissement avec des idées enfantines et des moyens professionnels. Les fabricants de jouets, d’abord réticents face aux premières animations en trois dimensions, se sont rapidement engagés une fois le film achevé. La saga devint rapidement culte mondialement.
John Lasseter pilotait le projet initial, visionnaire menant Pixar et Disney vers le succès. Lasseter a été écarté en 2018 suite à des accusations de harcèlement. Paradoxalement, il s’identifiait davantage à Sid, le personnage destructeur, qu’à Andy le protagoniste bienveillant. Son approche personnelle ressemblait à celle de Sid avec les jouets de son enfance.
Auparavant renvoyé de Disney dans les années 1980 pour ses idées sur la technologie trois dimensions, Lasseter avait trouvé refuge chez Pixar. L’investissement de Steve Jobs et l’expertise informatique d’Ed Catmull concrétisaient leur vision commune. Toy Story devint le premier long métrage entièrement en trois dimensions, événement aussi symbolique que le premier dessin animé de Disney en 1937.
L’absence de Lasseter n’a nullement interrompu la saga. Chaque film explorait une facette différente de la relation aux jouets. Le cinquième opus intègre une tablette numérique, problématique inimaginable à l’époque originelle. Sous la direction d’Andrew Stanton, réalisateur confirmé de Pixar, le film s’annonce prometteur, fidèle à la tradition d’adaptation au temps présent établie depuis les origines.



