La peur s'installe à Chicago suite aux opérations massives menées par les autorités fédérales de l'immigration aux États-Unis
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La peur s’installe à Chicago suite aux opérations massives menées par les autorités fédérales de l’immigration aux États-Unis

Baptiste Lacomme

Depuis le début septembre, Chicago connaît une intensification des opérations d’immigration menées par les autorités fédérales américaines. Les agents fédéraux mènent des raids surprise dans toute la ville à bord de véhicules banalisés, ciblant indifféremment quartiers aisés et défavorisés. Cette campagne, baptisée « Opération Midway Blitz », a déjà conduit à plus de 3 300 arrestations selon les avocats des personnes interpellées.

Les interventions se caractérisent par une violence notable et des méthodes agressives. Des témoins rapportent que les agents ont frappé des individus menottes, utilisé des gaz lacrymogènes près d’établissements scolaires et employé le spray au poivre contre des civils rassemblés pacifiquement. Les arrestations se sont étendues à des citoyens américains, révélant un manque de discrimination dans les opérations menées.

Une atmosphère d’inquiétude s’est progressivement installée dans la métropole, particulièrement dans les quartiers à population latino-américaine. Beaucoup d’habitants refusent désormais de quitter leur domicile par crainte d’être arrêtés lors de contrôles inopinés. Les réseaux sociaux et les interviews journalistiques reflètent l’angoisse générale face aux méthodes employées par les forces de l’ordre fédérales.

La mobilisation citoyenne s’est organisée face à cette répression. Des résidents chicagiens se sont rassemblés pour documenter et protéger leurs voisins, enregistrant des vidéos des interventions sur leurs téléphones. Un incident particulièrement notable a été enregistré à Evanston, où un agent a frappé à la tête un homme immobilisé au sol. Un septuagénaire faisant son jogging a également été arrêté, subissant des côtes cassées après que des agents se soient agenouillés sur sa poitrine.

Les autorités fédérales justifient cette opération par une réduction mesurable de la criminalité urbaine. Selon les déclarations officielles, les homicides auraient chuté de 16 %, les fusillades de 35 %, les vols qualifiés de 41 %, les vols de véhicules de 48 % et les délits dans les transports publics de 20 % depuis le lancement de la campagne en septembre.

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