L'élection présidentielle en Guinée-Bissau voit João Bernardo Vieira déployer des efforts pour se faire entendre lors de cette campagne électorale
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L’élection présidentielle en Guinée-Bissau voit João Bernardo Vieira déployer des efforts pour se faire entendre lors de cette campagne électorale

Esteban Ortega

La compétition électorale en Guinée-Bissau voit deux candidats majeurs accaparer les projecteurs : le président sortant Umaro Sissoco Embaló et son rival Fernando Dias. Douze concurrents restent largement éclipsés par ce duel de poids lourds. Parmi les outsiders, João Bernardo Vieira, neveu de l’ancien chef d’État assassiné Nino Vieira, peine à mobiliser les foules malgré ses efforts. Un rassemblement organisé dans le plus grand secteur électoral de la capitale, regroupant plus de 70 000 votants, n’a finalement attiré qu’une audience restreinte.

Une poignée de militants brandissent des tambours le long d’une grande artère de Bissau pour soutenir le candidat numéro 7. L’âge moyen reste particulièrement jeune, la plupart des participants n’ayant pas dépassé la trentaine. Baciro, un supporter enthousiaste, justifie son engagement : il espère des politiques favorables à la jeunesse, déplorant l’absence de services de santé et d’éducation de qualité. Il appelle à la justice, la paix et l’unité nationale, affirmant son soutien de longue date au candidat.

Les commerçants locaux observent la manifestation avec amusement, tandis que tambours et chants animent le parcours. Cependant, João Bernardo Vieira ne participe pas à la marche, victime d’un malaise physique. Elisabela Landim, responsable de son équipe de campagne, gère la situation en soulignant que le candidat reste actif et déterminé. Elle affirme que la campagne progresse favorablement malgré ce contretemps.

L’ancien ministre de la Communication propose au cœur de son projet une Commission nationale de réconciliation. Son héritage familial, marqué par l’assassinat de son oncle en 2009, lie inévitablement sa trajectoire à l’instabilité politique récurrente du pays. Elisabela insiste néanmoins : cet héritage ne définit pas son identité politique. Elle affirme que sa conviction profonde en faveur de la paix constitue son essence propre, indépendamment de son contexte familial.

Un pays ravagé par plusieurs coups d’État, une guerre civile et des tensions ethniques périodiquement ravivées pourrait résonner avec ce discours pacificateur. João Bernardo Vieira poursuivra sa tournée dans les régions orientales durant les jours à venir, portant son message de réconciliation nationale auprès des électeurs.

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