
Au Nigeria, l’armée poursuit activement vingt-cinq lycéennes enlevées dans l’État de Kebbi au nord-ouest du pays. Un directeur-adjoint a été tué lors de l’attaque survenue entre dimanche et lundi. Une jeune fille a réussi à s’échapper, laissant vingt-quatre jeunes filles entre les mains de leurs ravisseurs. Les autorités locales mobilisent leurs forces sans relâche pour retrouver les prisonnières.
Le chef d’état-major de l’armée nigériane a ordonné à ses troupes de mener des opérations de recherche continu. Le gouverneur de l’État et le ministre de la Défense ont promis de tout mettre en œuvre pour libérer les étudiantes. Le vice-président se rendrait dans la région pour constater l’ampleur de la situation et coordonner les efforts.
Cet enlèvement ravive les tensions diplomatiques entre Washington et Abuja. Certains élus américains conservateurs dénoncent une persécution des chrétiens au Nigeria. Cependant, les autorités nigérianes réfutent fermement ces accusations, soulignant que l’insécurité affecte davantage la population musulmane. Le président américain a évoqué d’éventuelles interventions militaires.
Les informations concernant la confession religieuse des victimes restent contestées. La police de Kebbi affirme que toutes les lycéennes sont musulmanes. Des représentants américains basaient leurs déclarations sur des prémisses inexactes. Des campagnes de sensibilisation sur la liberté religieuse se multiplient à Washington dans le contexte politique actuel.
Kebbi fait face à une double menace sécuritaire provenant de groupes djihadistes et de gangs criminels opérant depuis la forêt de Zamfara. Des enlèvements massifs se répètent régulièrement dans cette région. En 2021, plus de cent élèves avaient déjà été kidnappés dans le même État. Cette insécurité persistante force les populations locales à craindre constamment pour leurs enfants scolarisés.



