Les drones français convoités par Kiev pour la guerre en Ukraine présentent des caractéristiques particulières que nous vous présentons
International

Les drones français convoités par Kiev pour la guerre en Ukraine présentent des caractéristiques particulières que nous vous présentons

Rob Laurens

Une déclaration d’intention historique a été signée lundi entre les présidents ukrainien et français. Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron ont convenu que Kiev procèderait à l’acquisition de chasseurs Rafale, de systèmes de défense aérienne modernes et de drones fabriqués en France. Un forum consacré aux drones franco-ukrainiens s’est tenu le même jour, mettant en avant plusieurs entreprises françaises positionnées pour remporter ces contrats.

Delair, Harmattan AI et Alta-Ares figurent parmi les sociétés prêtes à augmenter massivement leur production. Ces jeunes entreprises proposent différentes catégories de drones déjà testés en Ukraine. Les intercepteurs constituent une première famille, conçus pour détruire d’autres drones ou des bombes aériennes. Le modèle d’Alta-Ares, équipé d’intelligence artificielle, s’avère particulièrement efficace contre les shahed iraniens utilisés par la Russie.

D’autres variantes complètent la gamme disponible. Les drones d’attaque larguent des charges explosives, tandis que les drones de reconnaissance détectent les cibles ennemies. Certains appareils combinent ces trois fonctionnalités en pouvant intercepter, percuter et engager simultanément.

La fabrication s’effectue entièrement en France, avec des installations en Charente-Maritime et à Toulouse. Ces entreprises soulignent leur présence opérationnelle directe sur le terrain. Alta-Ares a notamment établi un bureau d’études à Kiev, facilitant les échanges constants avec l’armée ukrainienne pour adapter et améliorer continuellement ses appareils face à l’obsolescence technologique rapide.

L’accord parisien vise une augmentation majeure des volumes de production. Le secteur français des drones ambitionne de passer de plusieurs centaines d’appareils livrés actuellement à plusieurs dizaines de milliers. Cette expansion doit aussi construire une base industrielle nationale robuste, privilégiant les innovations en intelligence artificielle, avant de proposer ces technologies à d’autres nations alliées.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer