Le Maroc part favori dans le groupe A de la CAN 2025 face au Mali et à la Zambie
FootballSports

Le Maroc part favori dans le groupe A de la CAN 2025 face au Mali et à la Zambie

Romain Mazzotti

Le groupe A de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’annonce riche en rebondissements et en tensions sportives. Quatre équipes aux profils contrastés se affronteront pour les deux premières places qualificatives. Le Maroc règne en favori incontesté, tandis que le Mali nourrit des ambitions légitimes, la Zambie représente une menace imprévisible et les Comores cherchent à surprendre.

Le Maroc, sous la direction de Walid Regragui, constitue une machine gagnante redoutable. Dix-sept victoires consécutives entre 2024 et 2025 ont établi un nouveau record africain. L’équipe allie l’expérience de cadres confirmés comme Achraf Hakimi et Sofyan Amrabat à la fraîcheur de jeunes talents prometteurs. Cette fusion générationnelle offre une profondeur remarquable, renforcée par les succès récents au CHAN et à la Coupe du monde des moins de vingt ans.

Cependant, une pression immense pèse sur les épaules des Lions de l’Atlas. Seul un titre remporté en 1976 marque l’histoire marocaine à cette compétition continentale. Jouer à domicile amplifie les attentes d’une nation entière, créant une atmosphère à la fois favorable et étouffante pour les joueurs marocains en quête de consécration.

Le Mali arrive avec des objectifs ambitieux sous la tutelle de Tom Saintfiet. Une défense impressionnante aux éliminatoires avec un seul but encaissé témoigne d’une solidité défensive retrouvée. L’équipe s’appuie sur des joueurs de qualité évoluant dans les grands championnats européens. Toutefois, l’absence d’un buteur de classe mondiale constitue une faiblesse structurelle susceptible de compromettre les ambitions maliennes dans les phases décisives.

La Zambie, malgré son classement inférieur au tirage, détient un atout majeur : elle est la championne d’Afrique la plus récente du groupe après son triomphe de 2012. Une discipline collective et des qualités athlétiques compensent l’absence de vedettes. Patson Daka et Lameck Banda forment un noyau limité mais fonctionnel. L’entraîneur israélien Avram Grant bénéficie d’un avantage tactique avec des joueurs évoluant dans des championnats secondaires, facilitant leur préparation avant la compétition.

Les Comores affrontent un groupe titanesque avec peu de chances objectives de progression. Une nation insulaire de moins d’un million d’habitants dépend massivement de sa diaspora. Rafiki Saïd, ailier dynamique du Standard de Liège, incarne un espoir local rare. Ses performances décisives en qualifications motivent les Cœlacanthes à reproduire l’exploit camerounais de 2021 quand ils avaient surgi des poules.

Achraf Hakimi, capitaine marocain et sixième au Ballon d’Or, demeure le meilleur arrière droit du monde selon les observateurs. Son absence due à une blessure à la cheville inquiète gravement le Maroc. Brahim Diaz, milieu offensif hispano-marocain, pilote la créativité de l’équipe avec liberté totale accordée par son entraîneur. Azzedine Ounahi, produit de l’académie Mohammed VI, excelle particulièrement en sélection malgré une carrière en club moins brillante.

Le duel Mali-Zambie du 22 décembre promet d’être décisif tactiquement. Ce match déterminera probablement la deuxième place qualificative du groupe. D’un côté, un Mali soucieux de légitimer ses prétentions; de l’autre, une Zambie décomplexée sans pression apparente. Un résultat positif pour les Zambiens les placerait favorablement pour les huitièmes de finale.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer