
Des centaines de membres de la Garde nationale américaine stationnés à Chicago et Portland ont entamé leur retrait dimanche, suite à des contestations judiciaires contre le déploiement ordonné par l’administration Trump. Ces troupes, venues respectivement de Californie et du Texas, n’avaient jamais été activement déployées dans les rues en raison des litiges en cours devant les tribunaux.
Depuis juin, le président Trump a envoyé la Garde nationale dans plusieurs grandes villes à gouvernance démocrate, notamment Los Angeles et Washington, sans l’accord des autorités locales. Il justifie ces déploiements par une prétendue augmentation de la criminalité dans ces zones urbaines. Cette pratique représente une utilisation inhabituelle de ces forces armées de réserve.
Selon des sources gouvernementales, environ 400 soldats au total se retirent, soit 200 par ville. Cependant, la présence militaire persiste : 300 membres de la Garde nationale de l’Illinois demeurent à Chicago et 100 membres des forces de l’Oregon continuent d’opérer à Portland. Le Commandement nord-américain a annoncé vendredi qu’il allait modifier et redimensionner l’impact de ces forces dans les trois villes mentionnées.
Normalement, la Garde nationale relève du contrôle des gouverneurs de chaque État et intervient en cas de catastrophe naturelle ou d’urgence. À Portland, Chicago et Los Angeles, ces effectifs assurent principalement la protection des bâtiments fédéraux et soutiennent les agents d’immigration. Les opposants américains craignent une utilisation directe contre la population civile à des fins de maintien de l’ordre.
Un juge fédéral a déclaré début novembre que le déploiement à Portland était constitutionnellement illégal, estimant que la Constitution n’accordait pas de tels pouvoirs au gouvernement fédéral. Il a émis une interdiction permanente. En octobre, des tribunaux avaient également invalidé le déploiement à Chicago. La Cour suprême examine actuellement cette question.



