
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou maintient fermement son refus de reconnaître un État palestinien, malgré les évolutions récentes de son principal allié américain. Bien que le président Donald Trump envisage désormais cette possibilité dans son plan de paix pour Gaza, Netanyahou réaffirme son opposition inébranlable à une telle création territoriale, peu importe les circonstances ou les pressions politiques.
Les membres d’extrême droite du gouvernement israélien exercent une pression croissante sur le Premier ministre pour qu’il clarifie publiquement sa position. Bezalel Smotrich, ministre radical, a reproché à Netanyahou son silence depuis les reconnaissances diplomatiques de la Palestine par la France et d’autres nations en septembre. Smotrich exige une déclaration nette et officielle réaffirmant l’impossibilité d’un État palestinien sur le territoire considéré comme celui de la patrie israélienne.
Itamar Ben Gvir, autre figure importante de l’extrême droite gouvernementale, déclare que son parti Force Juive refusera de participer à tout gouvernement acceptant un État palestinien. Des ministres clés, notamment ceux de la Défense et des Affaires étrangères, renforcent ces déclarations en réaffirmant publiquement leur rejet absolu d’une telle formation politique. Ces prises de position multiples démontrent l’unité de l’extrême droite autour de ce sujet.
Le nouveau projet de résolution américain, contrairement aux versions antérieures, intègre une référence à un possible État palestinien futur. Ce texte soutient le plan de paix de Donald Trump pour Gaza et approuve l’instauration d’un cessez-le-feu fragile entré en vigueur le 10 octobre après deux années de conflit. Le gouvernement israélien s’oppose systématiquement à cette innovation diplomatique.
Le projet américain prévoit le déploiement d’une force de stabilisation internationale dans la région palestinienne et établit un comité de la paix, présidé par Donald Trump, chargé d’administrer temporairement le territoire. Ce mandat s’étend jusqu’à la fin décembre 2027. Netanyahou refuse catégoriquement que ces mécanismes internationaux mènent à l’émergence d’une entité palestinienne autonome.



