
Des affrontements se sont produits samedi à Mexico lors d’une manifestation contre la stratégie de sécurité gouvernementale face aux violences des cartels. Cent policiers et vingt manifestants ont été blessés lors de ces heurts. Quarante agents ont nécessité une hospitalisation pour des traumatismes et plaies.
La mobilisation a rassemblé plusieurs milliers de protestataires organisés autour du Mouvement du Sombrero, déclenché par l’assassinat récent d’un maire combattant le crime organisé. Des représentants de la Génération Z, jeunes de moins de trente ans, ont également participé à cet événement. La manifestation s’est déroulée de manière ordonnée initialement avant de basculer dans la violence.
Des protestataires masqués ont renversé les barrières métalliques protégeant le palais présidentiel et jeté des projectiles vers les forces antiémeutes. Les autorités ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des extincteurs. Le secrétaire à la Sécurité de la capitale a expliqué qu’un groupe d’individus encagoulés avait commencé les actes violents après plusieurs heures de mobilisation pacifique.
Vingt personnes ont été arrêtées pour vol et violences. Une enquête a été lancée concernant l’agression d’un journaliste du média La Jornada, prétendument perpétrée par des policiers. Certains manifestants portaient des banderoles évoquant Carlos Manzo et affichaient le drapeau pirate du manga One Piece, devenu symbole de contestation juvénile mondiale.
La présidente mexicaine avait critiqué la veille les appels à la mobilisation, les qualifiant de désorganisés et financés par des acteurs étrangers. Elle affirme qu’il s’agit d’une initiative promue depuis l’étranger contre son gouvernement. Bien que sa cote de popularité dépasse soixante-dix pour cent après un an au pouvoir, sa politique sécuritaire fait face à des critiques suite à des meurtres hautement médiatisés, notamment au Michoacán.



