
Le groupe Urgo, célèbre fabricant français de pansements, a révélé vendredi son projet d’expansion majeure. Une nouvelle usine sera construite en Loire pour 60 millions d’euros d’ici 2029. Cette infrastructure permettra à l’entreprise de consolider sa position dans le secteur médical et de créer de nombreux emplois régionaux.
Le complexe industriel s’implantera à Andrézieux-Bouthéon. Avec une superficie de 35 000 mètres carrés, il générera 200 emplois directs et 115 indirects à long terme selon l’annonce officielle. Cette usine sera située à seulement cinq kilomètres du site historique de Veauche, consolidant ainsi la présence du groupe dans la région.
Urgo vise un objectif ambitieux avec ce nouvel investissement. Devenir le premier producteur mondial de bandes de compression médicale représente le cœur stratégique du projet. Guirec Le Lous, dirigeant et petit-fils du fondateur, souligne l’engagement de maintenir l’intégralité de la production nationale. Cette orientation garantit la pérennité des activités françaises du groupe.
L’histoire d’Urgo remonte à 1958, créée par Jean Le Lous, ancien pharmacien militaire. Pendant la guerre, il a constaté les pénuries de pansements, ce qui l’a inspiré à fonder la marque. Aujourd’hui, l’entreprise emploie 3 800 personnes mondialement et génère 890 millions d’euros de revenus. La moitié provient du marché international, tandis que 80 pour cent de la production reste française.
Au-delà des pansements traditionnels, Urgo s’est diversifiée considérablement. Les produits de santé quotidienne représentent désormais 50 pour cent des ventes, incluant baumes à lèvres et solutions contre diverses affections dermatologiques. Les bandes de compression pour traiter les ulcères veineux constituent le deuxième domaine majeur, où Urgo occupe la deuxième position mondiale.
Le groupe poursuit son innovation dans plusieurs directions. Technologies laser pour optimiser la cicatrisation, traitements esthétiques et développement de peau artificielle figurent parmi ses projets futurs. L’usine bénéficiera de 600 000 euros de subventions publiques et intègrera production de pointe et logistique de distribution sur un même site.



