
À l’issue d’une réunion de deux jours au Canada, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont présenté un front uni concernant l’Ukraine et le Soudan. Cependant, le groupe a contourné les sujets délicats, notamment les opérations militaires américaines récentes dans les Caraïbes et les tensions commerciales internationales qui divisent actuellement les alliés.
Les ministres ont réaffirmé leur engagement envers l’Ukraine en insistant sur la nécessité urgente d’un cessez-le-feu immédiat. Le Canada a annoncé de nouvelles sanctions ciblant la Russie, particulièrement ceux impliqués dans les programmes de drones. La Grande-Bretagne s’engage parallèlement à soutenir les infrastructures énergétiques ukrainiennes, renforçant ainsi le soutien occidental coordonné.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio n’a révélé aucune nouvelle initiative des États-Unis, mais a affirmé que la réunion avait examiné les stratégies pour renforcer la défense ukrainienne et terminer le conflit. Le Canada a également souligné son engagement à faire «tout ce qui est nécessaire» pour soutenir Kyiv dans cette période critique.
Les questions commerciales, sujet de tension majeure dues aux tarifs douaniers imposés par l’administration Trump, n’ont pas été abordées publiquement. La ministre canadienne Anita Anand a refusé de commenter le différend commercial, déclarant que ses fonctions concernaient exclusivement les travaux du G7. Elle a précisé qu’un autre ministre gérait les négociations commerciales.
Rubio a déclaré que les récentes frappes militaires américaines en mer des Caraïbes et dans le Pacifique n’avaient jamais été mentionnées pendant la réunion. Il a également démenti les allégations concernant l’interruption des échanges de renseignements avec la Grande-Bretagne, affirmant qu’aucun changement n’avait affecté les capacités opérationnelles ou la coopération militaire.
Sur le Soudan, les ministres ont exprimé une condamnation ferme de l’escalade violente dans ce pays ravagé par la guerre. Rubio a dénoncé la catastrophe humanitaire et souligné l’urgence de cesser l’armement des forces paramilitaires de soutien rapide, dénonçant notamment les violences sexuelles et la famine généralisée touchant les civils.
Interrogé sur le rôle des Émirats arabes unis dans le conflit soudanais, Rubio a confirmé que Washington identifiait les acteurs externes soutenant les paramilitaires. Il a indiqué que des pressions diplomatiques s’exerçaient au plus haut niveau gouvernemental, sans nommer spécifiquement les pays. Les services de renseignement américains ont documenté depuis plusieurs mois l’envoi d’armes aux forces de soutien rapide, bien que les Émirats nient ces accusations.
Cette réunion regroupait le G7 composé du Canada, États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie et Japon, auxquels s’ajoutaient les ministres d’Australie, Brésil, Inde, Arabie saoudite, Mexique, Corée du Sud, Afrique du Sud et Ukraine, élargie participation reflétant les enjeux géopolitiques actuels.



