
L’Assemblée nationale a approuvé la suspension de la réforme des retraites de 2023 mercredi, largement soutenue par socialistes, écologistes et Rassemblement national. Cette mesure, inscrite dans le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, a recueilli 255 voix contre 146, avec l’abstention des députés Renaissance. La France insoumise et les communistes ont voté contre, critiquant un simple report temporaire de cette réforme emblématique du second mandat présidentiel.
Pour les salariés nés en 1964, l’âge de départ passe à 62 ans et 9 mois au lieu des 63 ans prévus initialement. La durée de cotisation requise diminue également, passant à 170 trimestres au lieu de 171. Cette génération bénéficie donc d’un gain de trimestre sur les deux paramètres importants du système.
Les personnes nées au premier trimestre 1965 bénéficient des mêmes conditions que la génération 1964. Celles nées entre avril 1965 et fin 1968 voient leur calendrier de départ s’échelonner progressivement. À partir de 2028, l’âge légal reprend sa progression vers 64 ans, variant de 63 ans pour les nés en 1965 à 63 ans et neuf mois pour ceux nés en 1968. Ces générations gagnent également un trimestre par rapport à la réforme de 2023.
Les travailleurs nés entre 1964 et 1968 relevant du dispositif carrières longues, ainsi que les fonctionnaires des catégories actives, bénéficient d’un trimestre supplémentaire. Cependant, cette mesure n’entrera en vigueur qu’à partir du 1er septembre 2026. Ce délai permet aux caisses de Sécurité sociale d’adapter leurs systèmes informatiques aux nouvelles règles.
Pour les personnes nées à partir du premier trimestre 1969, aucun changement n’est appliqué. Elles conservent l’âge de départ fixé à 64 ans avec 172 trimestres de cotisation, que la réforme soit suspendue ou non. Seule une nouvelle réforme après l’élection présidentielle de 2027 pourrait modifier ces paramètres.



