L’OM a-t-il des raisons de contester l’arbitrage après sa défaite contre l’Atalanta
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L’OM a-t-il des raisons de contester l’arbitrage après sa défaite contre l’Atalanta

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L’Olympique de Marseille a subi une nouvelle déconvenue en Ligue des champions, s’inclinant 1-0 face à l’Atalanta Bergame lors d’une rencontre marquée par de vives contestations autour de l’arbitrage. Ce revers, survenu au stade Vélodrome, s’ajoute à une série de décisions contestées déjà observées lors des précédents matchs contre le Real Madrid et le Sporting Portugal.

La tension est montée d’un cran en toute fin de match, lorsqu’un penalty potentiel n’a pas été accordé aux Marseillais après une main évidente dans la surface adverse. Sur la contre-attaque qui a suivi, l’Atalanta a inscrit l’unique but de la partie à la 90e minute. Medhi Benatia, directeur sportif de l’OM, a exprimé son indignation en déclarant : « Pour ma part, c’est un vol… »

Roberto De Zerbi a également réagi, soulignant la récurrence de ce type d’incident : « Je ne suis pas arbitre, je ne connais pas parfaitement les règles. Mais j’ai de la mémoire et je sais qu’on a perdu un match à Madrid pour une chose similaire. C’est la seule chose que je pense ». Cette référence fait écho à une main litigieuse lors d’un précédent match, qui avait déjà coûté cher à l’OM.

Décisions arbitrales et interprétations des mains en Ligue des champions

Medhi Benatia a poursuivi en zone mixte : « Le bras n’est pas dans une position naturelle. Aubameyang aurait frappé. J’aurais souhaité que l’arbitre aille voir la vidéo. C’est dur à accepter. Ils ne te regardent pas quand on demande des explications, ils sont arrogants, ça m’agace quand on justifie l’injustifiable. » Ce sentiment d’injustice est partagé par de nombreux observateurs, qui pointent du doigt l’absence de recours à la VAR dans cette situation cruciale.

Bruno Derrien, ancien arbitre international, apporte un éclairage technique : « Oui, il y a main. Mais il faut rappeler que tout contact entre le ballon et le bras ne constitue pas une infraction. Donc, cette main est-elle sanctionnable ou pas ? À mon époque, on avait une seule question : l’intentionnalité du geste. Aujourd’hui, les règles parlent de position naturelle ou d’agrandissement de la surface du corps. Est-ce que ce geste est naturel, ou le joueur agrandit-il volontairement la surface de son corps ? » Il insiste sur le fait que « tout est ensuite une question d’appréciation de l’arbitre ».

Derrien estime que la main en question aurait pu être sanctionnée, d’autant que Pierre-Emerick Aubameyang semblait en position de jouer le ballon sans cette intervention. Il nuance cependant sur une autre action litigieuse à la 62e minute, où Honest Ahanor a dévié du bras une frappe de Matt O’Riley : « Son bras est collé, le joueur frappe à bout portant, ça ne me choque pas qu’il ne siffle pas ».

VAR, hors-jeu et débats persistants sur l’arbitrage

Sur la question de l’interprétation, Derrien rappelle : « Par définition, arbitrer c’est interpréter, on n’aura jamais d’unanimité, encore moins sur les mains. Si le VAR n’est pas intervenu, c’est qu’il n’a pas considéré que c’était une erreur manifeste. » Un autre épisode controversé a concerné le but refusé à Ademola Lookman pour un hors-jeu de Nikola Krstovic, jugé passif par certains. « Pourtant, là, ils ont pris le temps de revoir les images. Mais encore une fois, c’est une histoire d’interprétation : même s’il ne touche pas le ballon, ils ont dû estimer qu’il faisait action de jeu », analyse Derrien.

La complexité des fautes de main dans le football moderne est soulignée : « Les fautes de mains, dans le football, ça sera toujours compliqué. Une main vraiment intentionnelle, ça n’arrive quasiment jamais. Mais on a voulu clarifier les règlements, et on en arrive là, avec encore plus de débats… »

Réactions des acteurs et analyse du jeu marseillais

La frustration s’est également exprimée du côté des joueurs. Nayef Aguerd a déclaré : « L’arbitre doit être juste et aller vérifier à la vidéo. C’est dur de trouver les mots », illustrant le sentiment d’incompréhension qui règne dans le vestiaire marseillais.

Medhi Benatia a toutefois relativisé en zone mixte : « Les erreurs d’arbitrage, on ne peut pas les changer, on n’est pas les seuls à s’en plaindre et il ne faut pas regarder ça ». Il a recentré le débat sur la performance collective de l’équipe, soulignant que la prestation globale de l’OM n’a pas été à la hauteur des attentes. Le véritable enjeu pour Marseille semble désormais résider dans l’amélioration du jeu collectif, au-delà des polémiques arbitrales.

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