Les hommes et les femmes inégaux face au stress, c'est le résultat d'un récente étude
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Les hommes et les femmes inégaux face au stress, c’est le résultat d’un récente étude

Selon des recherches menées par l’Institut des Sciences Weizmann, le cerveau masculin et féminin réagit différemment face au stress chronique. Cette découverte pourrait avoir d’importantes implications pour la santé mentale.

Le stress chronique est un problème croissant qui peut entraîner de graves troubles psychologiques. Bien que ce phénomène affecte à la fois les hommes et les femmes, il semble qu’il ne se manifeste pas de la même manière chez ces deux groupes.

Lorsqu’une personne est confrontée à une situation anxiogène, son cerveau recueille les sensations de stress via différentes régions avant de transmettre cette information à l’hypothalamus. Cela déclenche alors une cascade de production moléculaire.

Une réponse hormonale différente selon le sexe

L’hypothalamus communique ensuite avec l’hypophyse, située juste en dessous du cerveau. L’hypophyse produit alors une hormone appelée corticotrope qu’elle libère dans les glandes surrénales situées au-dessus des reins. En conséquence, tout le corps passe en mode alerte.

Cependant, lorsque quelqu’un subit du stress pendant une période prolongée – ce qu’on appelle le stress chronique – ce système n’est plus correctement régulé. Les hormones continuent d’être produites, activant ainsi une réponse au stress dans le cerveau qui perd sa capacité à reconnaître son activation et à arrêter le processus.

Les chercheurs ont découvert que bien que les mécanismes induits par le stress soient similaires chez les mâles et les femelles, leur sensibilité diffère. Les femelles produisent davantage d’hormones, ce qui signifie que leur circuit de stress s’active plus fortement et met plus longtemps à s’éteindre.

Pour obtenir ces résultats, l’équipe a examiné l’ARN (par séquençage) des cellules cérébrales de souris mâles et femelles. Ils ont constaté que certaines hormones féminines amplifiaient même les effets des molécules de stress.

Ils ont également observé que les cellules qui réagissent au stress ne sont pas identiques chez les mâles et les femelles. Chez ces dernières notamment, on note une modification significative des oligodendrocytes – cellules soutenant les neurones – lors d’exposition au stress chronique.

Cette étude souligne donc l’importance cruciale d’inclure autant d’individus féminins que masculins dans toute recherche clinique future afin d’améliorer notre compréhension globale du fonctionnement biologique humain sous contrainte environnementale ou émotionnelle intense.

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