
L’est de l’Afghanistan a été secoué dans la nuit de dimanche à lundi par un important séisme de magnitude 6, suivi de plusieurs répliques. L’épicentre du tremblement de terre a été localisé à faible profondeur, à proximité de Jalalabad, dans la province de Nangarhar, à la frontière de la province de Kounar. Les secousses ont été ressenties sur plusieurs centaines de kilomètres, y compris dans la capitale Kaboul et jusque dans la ville pakistanaise d’Islamabad.
La province de Kounar a payé le plus lourd tribut, concentrant la majorité des victimes. Les autorités talibanes ont rapidement mobilisé des hélicoptères pour évacuer les blessés et apporter les premiers secours dans cette région fortement touchée.
Abdul Mateen Qani, porte-parole du ministère de l’Intérieur à Kaboul, a détaillé le dernier bilan : « Cette fois-ci, le bilan, toujours provisoire, fait état de 800 morts et 2.500 blessés dans la province de Kounar ainsi que de 12 morts et 255 blessés dans la province de Nangarhar. »
L’Afghanistan, situé à la jonction de plaques tectoniques majeures, subit régulièrement des séismes dévastateurs, en particulier dans la région de l’Hindou Kouch. En 2023, un tremblement de terre à Hérat, dans l’ouest du pays, avait déjà causé plus de 1.500 décès et la destruction de dizaines de milliers d’habitations.
La mission des Nations unies en Afghanistan a réagi à la catastrophe par un message de compassion : « Profondément attristée par un séisme dévastateur qui a fait des centaines de morts », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Nos équipes sont sur le terrain pour apporter de l’aide d’urgence. »
Ce nouveau drame s’ajoute à une série de catastrophes qui frappent régulièrement le pays. La semaine précédente, Nangarhar avait été touchée par des inondations soudaines qui avaient provoqué la mort de plusieurs personnes et endommagé des habitations ainsi que des terres agricoles.
La situation reste d’autant plus préoccupante que l’Afghanistan figure parmi les nations les plus pauvres du globe. Selon la Banque mondiale, près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, rendant la gestion de telles crises humanitaires particulièrement difficile.



