Drame en Centrafrique : ce que nous savons de l’explosion qui a fait 29 morts et 260 blessés dans un lycée
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Drame en Centrafrique : ce que nous savons de l’explosion qui a fait 29 morts et 260 blessés dans un lycée

Hamza Chouraqui

Une tragédie s’est produite au lycée Barthélémy Boganda de Bangui, où au moins 29 élèves ont perdu la vie et 260 autres ont été blessés lors d’un incident survenu pendant les épreuves du baccalauréat. Le drame est attribué à l’explosion d’un transformateur électrique.

L’explosion du transformateur, propriété de la société nationale d’énergie ENERCA, a déclenché une panique générale parmi les milliers de jeunes présents pour passer leurs examens. Beaucoup d’élèves, redoutant un incendie, ont tenté de fuir précipitamment, provoquant des bousculades meurtrières.

Des scènes de recueillement ont été observées devant l’établissement, où des bougies ont été déposées en hommage aux victimes. Enoch, l’un des candidats, confie : « On est là pour soutenir ceux qui ont perdu leur proche, et nos amis qui ont laissé leur vie. L’idéal, c’est de rester ensemble dans ce moment de malheur. »

Certains étudiants remettent en question le choix des techniciens d’intervenir sur le transformateur pendant les examens. Enoch exprime son incompréhension : « On était en train de composer. Normalement, ils devaient attendre la fin des épreuves pour venir et réparer ce transformateur et faire ce travail sans risques. »

L’émotion est vive parmi les élèves endeuillés. Hervé, en larmes, décrit sa détresse après la perte de son camarade : « Je suis là pour honorer sa mémoire. Il était mon voisin sur le table-banc. Il était tombé, piétiné à la tête au moment des bousculades. Je n’ai plus le courage de réviser mes leçons, ni de poursuivre cet examen. »

L’accès au lycée reste interdit, toutes les entrées ayant été bloquées par les forces de sécurité. Gamien, un autre élève, témoigne de la violence de la situation : « L’explosion était comme un tremblement de terre. Nous réclamons la prise en charge des blessés et des funérailles des personnes décédées. Nous pensons que toutes les personnes impliquées doivent avoir un accompagnement psychologique. C’est aussi important qu’une stèle soit créée à l’entrée du bâtiment avec le nom de toutes les victimes qu’on n’oubliera jamais. »

Le président du centre d’examen figure également parmi les victimes, ayant succombé à la suite du traumatisme. Face à l’ampleur du drame, de nombreuses familles demandent désormais des mesures de sécurité strictes avant tout retour aux examens.

Depuis l’étranger, le président Faustin-Archange Touadéra a décrété trois jours de deuil national et a exprimé sa sympathie envers les familles touchées par la catastrophe. L’opposition, quant à elle, a dénoncé ce qu’elle qualifie « d’irresponsabilité des autorités », attribuant le drame à un État « démissionnaire ».

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