Football | Panathinaikos - OM : "On ne peut pas renouveler toute une équipe et tomber sur Marcelino"
Édito

Football | Panathinaikos – OM : “On ne peut pas renouveler toute une équipe et tomber sur Marcelino”

Le nouvel entraîneur de l’Olympique de Marseille, Marcelino, a fait ses débuts officiels lors du match aller des barrages de la Ligue des Champions contre le Panathinaikos. Ce premier test n’a pas été concluant et les critiques commencent déjà à pleuvoir.

Outre la défaite, les Marseillais ont surtout peiné à enchaîner deux passes consécutives, et c’est pas tellement exagéré. Beaucoup vont tomber sur Marcelino, mais ce manque d’animation offensive est-il vraiment imputable à l’entraîneur espagnol ? Après tout, comment construire une animation offensive en un mois quand de ton milieu et de ton attaque il ne reste que Veretout et que tout le reste est nouveau (en considérant Ounahi comme un joueur nouveau) ?

Les nouveaux venus comme Aubameyang, Iliman Ndiaye, Ismaïla Sarr, Kondogbia et en quelque sorte Ounahi (arrivé il y a 6 mois et qui n’a quasiment pas joué depuis) ne peuvent pas créer instantanément une entente parfaite sur le terrain. On ne peut pas révolutionner toute une moitié d’équipe, celle qui crée le jeu, et attendre autre chose que ce qu’on a vu ce soir. 

On attendra de voir ce que les prochaines semaines et mois nous réservent, mais si problème il y a en ce début de saison, il sera à imputer à l’instabilité constante du secteur sportif (joueurs + entraineurs). Chaque intersaison voit son lot de changements avec un renouvellement constant aussi bien parmi les joueurs que dans le staff technique, et ça ne peut pas fonctionner comme ça dans un club qui souhaite avoir des ambitions durables.

Il serait donc prématuré de juger Marcelino dès maintenant. Il va falloir patienter avant d’avoir une vision claire du travail effectué par l’entraîneur espagnol qui tatonne encore et va vite se rendre compte que certains de ses choix n’ont pas vocation à durer. 

Azzeddine Ounahi, par exemple, semble mal utilisé sur le côté gauche. C’est un joueur axial qui n’est pas à l’aise lorsqu’il doit prendre la profondeur sur son aile. Son poste idéal est celui de relayeur (numéro 8) dans un milieu à trois, ce qui n’existe pas dans le système actuel mis en place par Marcelino. Relayeur dans un milieu à trois, c’est d’ailleurs le poste où il évoluait à Angers et où il évolue en sélection du Maroc.

S’il doit être titulaire dans le 4-4-2 du coach espagnol, ça ne peut être qu’au sein de la doublette de milieux de terrain ou en deuxième attaquant plus reculé. En sélection du Maroc, il a également évolué parfois plus bas pendant la Coupe du Monde 2022 au Qatar, dans un milieu à deux et devant une défense à 3 quand le sélectionneur marocain Walid Regragui optait pour cette formule, et sa capacité à ressortir les ballons a fait merveille.

Quant à Kondogbia, sa titularisation systématique depuis son arrivée me rend sceptique. Depuis Monaco, il n’a quasiment jamais réussi à s’imposer durablement dans un club comme titulaire si ce n’est pour des bouts de saison et souvent pour dépanner tantôt au milieu, tantôt en défense centrale. Pourquoi part-il comme titulaire indiscutable depuis son arrivée à l’OM ?

Bref, si cette première rencontre officielle laisse entrevoir plusieurs points d’amélioration, il convient néanmoins de rappeler qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives et que si ça tourne mal dans les prochains mois, il ne faudra pas regarder du côté du banc de touche mais certainement plus haut. 

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