
Les rebelles houthis ont lancé une accusation contre l’armée américaine, affirmant que cette dernière aurait bombardé une prison située dans leur bastion de Saadah, dans le nord du Yémen. Cette attaque aurait causé la mort de 68 personnes et blessé 47 autres, toutes des migrants africains détenus sur place.
Selon la télévision des Houthis, Al-Massirah, l’attaque américaine a visé un centre hébergeant des migrants illégaux. Les nationalités des victimes n’ont pas été précisées par les sources officielles houthies. L’AFP n’a pas pu confirmer de manière indépendante le bilan annoncé.
Des images diffusées par Al-Massirah montrent des corps sous les décombres et les secouristes tentant d’apporter de l’aide. Le ministère de l’Intérieur de l’administration houthie estime que 115 migrants étaient enfermés dans le centre au moment de l’attaque.
Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a déclaré être informé des allégations concernant des pertes civiles liées aux frappes américaines au Yémen. Une enquête est en cours pour évaluer les dégâts et vérifier ces affirmations.
L’ONU exprime une profonde inquiétude face à la situation. Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général, a mentionné que le bilan pourrait s’alourdir. Cependant, il n’a pas directement mentionné les États-Unis dans ses déclarations.
Christine Cipolla, du Comité international de la Croix-Rouge au Yémen, a réagi en soulignant l’absurdité de cibler des personnes détenues sans échappatoire. Pendant ce temps, Téhéran qualifie les frappes de crimes de guerre, accentuant les tensions internationales.
La guerre au Yémen, qui dure depuis plus d’une décennie, n’a pas arrêté les flux migratoires en provenance de la Corne de l’Afrique. Ces migrants, souvent éthiopiens ou somaliens, cherchent à atteindre les pays du Golfe. L’Organisation internationale pour les migrations suit la situation de près et appelle à la protection des civils.



