
Face aux déserts médicaux, le gouvernement s’apprête à révéler son plan d’action. Cette annonce coïncide avec la visite de François Bayrou dans le Cantal, mettant au centre du débat la problématique de la liberté d’installation des médecins. Cette question suscite de vives réactions.
Le Premier ministre, accompagné de plusieurs ministres, se rendra à la maison de santé de Calvinet, située dans la commune de Puycapel. Cette visite permettra d’engager des discussions avec les professionnels de santé sur les défis liés à l’accès aux soins dans les zones rurales.
François Bayrou échangera ensuite avec les maires du département pour aborder les enjeux locaux. La réunion vise à trouver des solutions concrètes pour améliorer l’accès aux soins dans la région.
Entre 2022 et 2023, l’accessibilité aux médecins généralistes s’est dégradée. Cette situation est due à la diminution du nombre de praticiens libéraux, combinée à la croissance démographique. En 2024, 35 % des personnes interrogées ont renoncé à des soins par manque de rendez-vous.
Le Cantal est particulièrement touché par ce phénomène. Le département a vu son nombre de médecins généralistes diminuer de manière significative au fil des ans, mettant en lumière l’urgence d’intervenir pour inverser cette tendance préoccupante.
François Bayrou, lors d’une intervention en avril, avait exprimé son soutien à une régulation de l’installation des médecins. Pourtant, le gouvernement a rejeté une proposition de loi transpartisane visant à encadrer cette installation. Ce texte, malgré tout, a avancé au Parlement.
La situation suscite une forte mobilisation. Lucas Poittevin, président de l’Association nationale des étudiants en médecine de France, a appelé à une “grève nationale intersyndicale illimitée à partir du 28 avril”. Des manifestations sont prévues dans tout le pays le lendemain.
Bien que certains syndicats de médecins libéraux ne soutiennent pas une grève totale, MG France, le principal syndicat, envisage une fermeture des cabinets pour les participants à la manifestation du 29 avril. Un autre projet de loi sera examiné par le Sénat dès le 12 mai.



