
Les frappes américaines récentes sur le port de Ras Issa au Yémen, un site clé sur la mer Rouge, ont causé la mort d’au moins 58 personnes et blessé 128 autres, selon les rebelles houthis soutenus par l’Iran. Initialement, le bilan faisait état de 38 morts et 102 blessés.
Les autorités sanitaires de Hodeidah, une ville sous contrôle houthi, ont déclaré que les victimes incluaient “trente-huit ouvriers et employés”. Le porte-parole houthi, Anees Alasbahi, a précisé que cinq secouristes ont péri dans leur mission de sauvetage lors de l’attaque.
L’armée américaine a confirmé la destruction du port, affirmant que l’action ciblait les ressources économiques des Houthis. Cette offensive s’inscrit dans une campagne plus large visant à priver les insurgés de revenus financiers cruciaux, obtenus illégalement.
Des images diffusées montrent une boule de feu et de la fumée épaisse s’élevant sur la zone. “Les équipes de secours de la défense civile et les ambulanciers déploient tous leurs efforts pour rechercher et extraire les victimes et éteindre l’incendie”, a déclaré Anees Alasbahi.
Les Houthis prévoient des manifestations en réponse aux frappes américaines et en solidarité avec les Palestiniens à Gaza. Le Centcom a souligné que les hydrocarbures du port devraient légalement bénéficier aux habitants du Yémen plutôt qu’aux Houthis.
Washington a récemment imposé des sanctions à une banque yéménite pour son soutien aux rebelles. Les Houthis, en solidarité avec les Palestiniens, ont ciblé Israël avec des missiles, bien que l’armée israélienne ait intercepté un projectile en provenance du Yémen.
La réponse américaine aux attaques houthis s’est intensifiée en mars sous la direction de Donald Trump. Les tensions dans la région ont conduit à la formation d’une coalition navale multinationale, avec la France participant à des opérations de défense maritime.



